Le site du collectif antilibéral du pays de Pontivy pour des candidatures unitaires

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03 décembre 2005

Assemblée Générale du collectif du Vendredi 2 Décembre 2005

Compte rendu de l’ Assemblée Générale du collectif du Vendredi 2 Décembre 2005 

 

L’ Assemblée Générale du collectif a eu lieu le Vendredi 2 Décembre 2005 à 20 heures 30 au palais des congrès de Pontivy sous la présidence de France

L'ordre du jour a été relativement respecté, le rapport d'Ouverture de Gilles resituait bien les actions entreprises depuis la précédente Assemblée Générale et la situation politique et sociale.

Il a donné lieu à un premier débat concernant les priorités d’action du collectif, ce débat entraînant pour première conclusion la nécessité de maintenir et lisibilité et visibilité.

Les aléas de ce type de réflexion immédiate  ne se sont pas révélés immédiatement, elle a entraîné la décision – à priori – de mettre en place des actions concrètes contre l’adoption de la directive Bolkenstein. (Voir ci dessous) mais en ce qui concerne le point suivant, la prise en compte de la résolution de Liège a de ce fait, pu paraître insuffisante.

La convention européenne de Liège  "Face à l'AGCS convention européenne des collectivités locales pour la promotion des services publics" a réuni des représentant de plus de 1000 collectivité locales qui ont adopté un texte permettant la mise en demeure de nos élus de passer localement à la vitesse supérieure contre l'AGCS. (Accord Général sur le Commerce et les Services) émanant de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce)

Pour nous, localement il s'agit des problèmes de l'Hôpital public, de la republication de l'eau, des transports publics, du traitement des déchets, du recyclage et de l'incinération...

On peut supposer qu'on veut nous enfermer dans une lutte sur un gros détail international, la directive Bolkenstein n'étant que le petit bout visible du problème du salariat dans les services  et constater par exemple que bien que signataire de la convention hors AGCS la municipalité de Pontivy n’en fait aucune publicité ni n'en souhaite.

C'est en définitive à la population de s'approprier les problèmes et leurs solutions, la question qui reste posée est celle du mode d’action à adopter pour y parvenir.

Le débat sur les priorités du collectif doit donc rester ouvert, il semble qu’il serait réducteur de se cantonner à une série d’actions uniquement centrées sur le projet de la commission européenne d’obtenir l’adoption de la directive Bolkenstein, dont la perversité reste malgré tout évidente.

En ce qui concerne le fonctionnement de l’AG donc, il semble que sur ces points elle ait eu à subir le contrecoup d’une préparation imparfaite, les débats au sein du bureau en charge de sa préparation ayant été largement mobilisés par les points suivants (Incidences de l'Etat d'Urgence et bilan sur les relations entre le collectif et ses fondateurs)

Le débat sur l'Etat d'Urgence s’était ouvert lors de la réunion de bureau dans le cadre de la réflexion toujours présente sur la nécessité de maintenir lisibilité et visibilité du collectif dans un contexte conjuguant moyens insuffisants et difficultés inhérentes à la conquête collective de la citoyenneté. (Droit de cité, reconnaissance par la collectivité)

Se posait donc la question de l’attitude à adopter dans un contexte où toute présence trop marquée pouvait donner lieu à confrontation à des mesures d’exception plus ou moins liberticides et il était de la responsabilité du bureau de l’évoquer devant l’Assemblée Générale, ce qui imposait également un débat sur les responsabilités respectives du collectif et de ses fondateurs.

La question du rôle, de la composition et des objectifs des collectifs de base (ou locaux), créés dans la perspective d’une dynamique unitaire, composés à partir d’organisations diverses et de convergences citoyennes s’était déjà posée et il nous avait semblé incontournable d’affirmer qu’une absence de participation prolongée, quelle qu’en soit la cause, avait pour premier effet de freiner la dynamique que seul pouvait entraîner le débat démocratique.

 Tous ces éléments se sont retrouvés dans le débat sur ces sujets, loin de toute psychose sur l’état d’urgence, nous avons du évoquer le caractère ambigu de l’attitude d’ATTAC 56 à l’égard des collectifs mais cela nous a également permis de resituer nos relations avec les organisations fondatrices.

Il ne saurait être question ici, pour rendre compte fidèlement des débats sur le sujet des relations entre le collectif et ses fondateurs de retranscrire l’expression de chacun et de la replacer dans le cadre d’un mandatement politique, toute évocation à caractère anecdotique en travestirait la qualité.

 
On retiendra de ce qui a été dit que :

- La démarche d’éducation populaire d’une association du type d’ATTAC est parfaitement respectable, tout comme celle de la CGT qui, en tant qu’organisation syndicale, tient au respect de son indépendance à l’égard des partis politiques.

- Ces types d’organisations en tant que telles (association, syndicat) n’ont pas vocation à assumer de responsabilités premières vis-à-vis des collectifs, ce qui n’interdit en aucune manière l’engagement de leurs adhérents.

- Les collectifs ont vocation à être avant tout des lieux d’expression démocratique et d’élaboration d’actions unitaires citoyens. Leur existence est fondée par la nécessité qui s’impose aujourd’hui aux partis politiques de gauche progressiste de rompre avec la pratique de la délégation de pouvoirs, ce qui implique la responsabilité de ces partis à l’égard des collectifs.

- Qu’une caractéristique essentielle de la vie politique actuelle est la fin de « la vérité qui vient des partis » et que le constat est fait que l’offre politique ne correspond plus à la demande, il revient donc aux collectifs, entre autres, de « clarifier la demande ». Cette tâche ne peut être menée à bien que dans un climat de confiance réciproque, condition indispensable à la survie des collectifs mais aussi gage de pertinence des propositions élaborées par les partis.

- Cette, cependant indéniable, instrumentalisation des collectifs par les partis nous a conduits à évoquer des questions du domaine politique en présence de représentants de ces partis (PCF- LCR) :

A la question: Y a-t-il des perspectives politiques unitaires envisageables dans les prochains mois ?

Leur réponse commune a été qu’un travail commun d’élaboration d’un programme alternatif était en bonne voie, qu’il ne s’agit plus seulement de rassembler dans une opposition, mais de construire une alternative dans l’unité, ce qui ne peut être le fait d’un seul parti qui ensuite convie les autres à s’y associer et que rien ne se fera sans une dynamique populaire.

- Et nous avons du conclure que si cette remarquable unanimité évoquait des perspectives positives, elle ne nous garantissait pas pour autant de certitudes du même ordre, qu’une dynamique populaire ne se décrète à aucun niveau !

 
Relevé de décisions prises au cours de l’AG :

- Gilbert est mandaté pour assister Dimanche 4 Décembre à la rencontre nationale des collectifs à Paris et nous en fera un compte rendu, il doit lors de cette réunion évoquer les problèmes à caractère organisationnels dans les collectifs.

- Un groupe de travail se réunira Jeudi 8 Décembre 2005 à 19H30 pour préparer les actions (distribution de tracts, signature de pétition) décidées en AG

-Deux dates ont été retenues pour ces actions : Le Samedi 17 Décembre 2005 et le Samedi 7 Janvier 2006 à 10H 30

- Le bureau du collectif a été renouvelé et reconduit dans ses fonctions, il se réunira le Mardi 20 Décembre 2005 à 20 H pour préparer la prochaine AG du collectif prévue le Vendredi 13 Janvier à 20 H 30

 

Le rapporteur: Bob

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02 décembre 2005

ATTAC et nous

Nous avons reçu le Compte-rendu de l'Assemblée générale d'Attac 56 du 10 novembre 2005

On y relève:

S'agissant des collectifs pour le non. Quelle doit être l'attitude d'attac 56 ?
Entre curiosité distante et méfiance envers les organisations politiques nous décidons d'attendre et de voir?

A noter:

1/ Qu'il y a maintenant beau temps que nous ne sommes plus des collectifs pour le non, qui ont terminé leur mission par le vote à 55% le 29 Mai 2005.
2/ Qu'Attac s'était auparavant engagé pour le non et avait été très largement partie prenante dans la mise en place des collectifs.
3/ Que les collectifs ont décidé de prolonger leur action dans une démarche antilibérale européenne.
4/ Que la méfiance envers les organisations politiques, en soi, n'exclut pas la réalité des échéances électorales et n'apporte pas de solutions aux problèmes sociaux, elle n'exonère d'ailleurs pas non plus de la méfiance dont l'on peut soi même pâtir.
5/ Que le type de curiosité qui consiste en "attendre et voir" semble témoigner d'une soudaine distanciation qu'on ne peut interpprèter qu'en évoquant une certaine désorientation.

Heureusement, le point d'interrogation qui conclut cette courte phrase consacrée aux collectifs nous permet d'espèrer qu'à ATTAC56 le vent soufflera bientôt de nouveau dans la bonne direction !

Posté par colanti56300 à 12:33 - DERNIERES INFOS - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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