11 septembre 2006
Compte-rendu de l'AG du Vendredi 8 Septembre
ASSEMBLEE
GENERALE DU COLLECTIF DE PONTIVY POUR DES CANDIDATURES UNITAIRES
INTRODUCTION :
DORE-LUCAS Marie-Madeleine et DALGALIAN Gilbert
OBJECTIFS
POLITIQUES : CE QUE NOUS VOULONS
1) OJECTIFS
POLITIQUES
Aujourd’hui,
nous lançons un cri d’espoir. Face à l’autosatisfaction de la droite, face à
son désir d’obtenir un nouveau mandat pour continuer sa mise en pièce du code
du travail, pour privatiser, pour détruire le modèle social Français issu de la
Libération et de la résistance, toutes la gauche antilibéral lance un cri
d’espoir
Nous voulons
répondre aux luttes pour battre la droite et l’extrême droite, pour faire
gagner la gauche et mettre en place une véritable politique de transformation
sociale. Une politique de rupture avec le modèle libéral. L’individu est au
cœur de notre projet politique.
Trois axes se
dégagent pour atteindre ces objectifs :
- Mener une campagne Unitaire et Populaire
- Définir une Procédure pour des Candidatures
Unitaires.
Il existe deux Gauches en France. Une gauche de résignation et d’adaptation au système et une gauche de rupture. Notre objectif est que cette Gauche antilibérale devienne majoritaire.
Aujourd’hui,
les logiques du système sont remises en causes par les luttes. Il faut offrir
un débouché politique après le C.P.E. et le 29 mai 2005. Seul, un programme de
rupture avec le libéralisme, dans un cadre unitaire, porté par des candidat(e)s
de rassemblement aux présidentielles et législatives atteindra cet objectif. La
Charte antilibérale est pour se faire un point d’appui efficace pour un nouveau
projet émancipateur. Un Nouveau Pacte pour le Peuple.
Deux
possibilités existent : Soit se diviser pour se compter, Soit s’Unir pour
changer : Ceci est une question fondamentale. Précisons que nous ne
pourrions pas participer à un gouvernement dominé par le social-libéralisme. Un
désistement républicain, pour battre la droite et l’extrême droite, sera la
règle.
2) UNE CAMPAGNE DE PROXIMITE
DALGALIAN Gilbert : Stratégie.
Avant de commencer son intervention, Gilbert nous présente le document ou son répertorié les 450 collectifs locaux. Nous représentons une vraie force. Une partie de ces collectifs (150) sont nés après le référendum sur le projet de traité constitutionnel Européen. Le mouvement s’est donc régénéré après le 29 mai 2005.
Au-delà de la sanction de la gauche au gouvernement en 2002, il s’agissait aussi pour les citoyens, d’un appel à la transformation de celle-ci. Lors des grèves de 2003, puis lors des élections régionales de 2004, il y eu d’un côté une défaite et de l’autre un vote utile. L’absence de Front de Gauche Uni et organisé peut expliquer ces résultats.
Il faut une traduction politique du 29 mai qui manque pour le moment. La stratégie unitaire est le point principal, le premier point. C’est capital. Cela débloque ou cela bloc la situation. Il n’y aura pas de point suivant si celui de la stratégie n’est pas réglé. S’il y a division, ce serait un suicide collectif. Des millions de gens ne seront pas représentés.
Pour se faire, il faut prendre des précautions stratégiques. Ni participation, ni soutien au Parti Socialiste. Le P.S, depuis 2002, n’a en effet pas fait de bilan sérieux de sa politique, ni d’ailleurs d’autocritique. Ce pendant, nous voterions les projets et les lois qui soulageraient le peuple. En résumé, il n’y aura pas de contrat avec le Parti Socialiste. Mais voyons au-delà des présidentielles et législatives. Si l’Unité existe, se sera à terme le creuset d’un nouveau Front Uni Durable. Un nouveau Grand Parti Unifié, c’est un espoir en profondeur. Pour déplacer le curseur du PS à Gauche, cela ne se fera pas sur le compromis, mais sur le rapport de force à gauche.
La campagne devra être populaire et devra aussi dépasser les freins qui existent encore entre le mouvement social et la politique. Un groupe de porte-parole sera créé. Pour symboliser ce rassemblement, il faudra une candidature unitaire. Pour cela, il faut jouer le double consensus :
- Consensus des collectifs
- Consensus des partis
En ce qui concerne les
législatives, il faudra une représentation, dans les candidatures, de la
diversité politique, sociale et générationnelle constituant cette unité. Cette
harmonisation ne pourra se faire qu’au niveau départementale. Nous ne voulons
pas faire un simple coup électoral, nous voulons constituer un Front Uni
Durable.
Lecture de la Motion
(Mise en Demeure de Garantir des Candidatures Unitaires)
INTERVENTIONS-DEBAT
Jean-Claude (nom de famille à préciser) : J’ai une interrogation. Comment ont été élus les membres du collectif national ? Comment les décisions sont-elles prises ?
LE MEE Yves : Le collectif National n’a pas plus d’importance que les collectifs locaux. Il ne peut imposer des décisions aux autres échelons.
DALGALIAN Gilbert : Cela fonctionne au consensus.
LE MEE Agnès : Comment la désignation du ou de la candidate se passera t-elle ? Comment les partis réagiront t-ils à la décision prises ? Cela ne sera pas facile pour les militants de travailler pour un candidat non-issu de son parti.
LE MEE Yves : Deux solutions existent. Soit les partis jouent le jeu de la candidature unitaire et alors l’on aura une grande force, soit les partis ne jouent pas le jeu et présente leurs propres candidats, et alors ils disparaîtront ainsi que les collectifs. La question de l’Unité aux prochaines échéances est une question de survie.
Jean-Claude : Des fractures existent à l’intérieur des partis participant aux collectifs quant à savoir la stratégie à adoptée.
JARNO Jean-Paul : Je suis un peu inquiet des paroles que je viens d’entendre, sur la disparition des partis.
LE MEE Yves : Si les partis de Gauche antilibéraux ne s’entendent pas, alors ils disparaîtront de fait.
JARNO Jean-Paul : En tous cas, il faut se poser une question importante avant de choisir un candidat ou une candidate. Quelle serait la personnalité la plus rassembleuse, la plus fédératrice, la plus capable d’entraîner la mobilisation des militants ? La question de la mobilisation est fondamentale.
DORE-LUCAS Marie-Madeleine : On ne peut pas attendre les élections pour pouvoir être en capacité de fédérer. Il faut s’appuyer sur les lignes de rassemblement qui existent dans les partis et dans les collectifs. De ce rassemblement, il peut sortir, par la suite, une nouvelle force pour la Gauche antilibérale.
LE MASSON Robert : Il peut y avoir une dislocation des partis politiques classiques pour la constitution d’un nouveau parti à Gauche. Mais il peut aussi y avoir des candidats PCF, LCR et que ces partis fassent un score honorable.
Jean-Claude : Pour moi, ce n’est pas le rôle des collectifs de juger les débats internes des partis politiques. En ce qui concerne les disponibilités de Buffet et Besancenot, je pense que les circonstances actuelles ne permettent pas de mettre en avant ces personnalités. Par contre, une fois que l’on aura montré notre capacité à l’Unité, alors il sera possible, pour d’autres échéances, de mettre en avant des communistes, des militants de la LCR, etc.
LE BOULH Arlette : D’autres personnes existent et font partie des collectifs, sans pour cela avoir la carte à un parti politique. Il ne faut pas les oublier. Je pense à des syndicalistes, des citoyens, des organisations. Il faut peut-être penser à un renouvellement des têtes.
LE MEE Yves : Que se soit Buffet qui représente la Gauche anti-libérale ne me dérange pas. Mais le principal enjeu est celui-ci : Il faut une Candidature Unitaire.
La Motion est adoptée à l’unanimité des participants. Elle sera présentée à l’Assemblée Générale du Collectif National dimanche 10 septembre 2006.
Prochaine Réunion de
Bureau : Jeudi 21 septembre 20 H30
au Local Habituel
Le texte de la motion:
Motion de mise en demeure, déposée et à soutenue
lors de la
rencontre nationale des collectifs du 10 Septembre 2006,
débattue et approuvée en Assemblée Générale le 8 Septembre
2006
Mise en demeure de garantir une candidature unitaire antilibérale.
Le collectif antilibéral du pays
de Pontivy – Morbihan pour des candidatures unitaires, compte tenu de la
gravité des enjeux et de la division actuelle des forces anti-libérales affirme
que le premier point du programme anti-libéral est d’obtenir les meilleurs
résultats possibles à toutes les élections de 2007 et 2008 et qu’il ne pourra
exister en aucune manière de deuxième point si ces forces ne parviennent pas à
imposer des candidatures unitaires lors de tous les scrutins, y compris lors de
l’élection présidentielle.
Le collectif du pays de Pontivy met donc en demeure le
collectif d’initiative national de garantir le choix d’une candidature
antilibérale pour l’élection présidentielle de 2007 avant le 30 Novembre 2006.
Pour
ce faire et pour débloquer une situation de dispersion évidente, il propose à
tous les collectifs de décider de la candidature pour cette échéance d’un ou
d’une camarade, membre du collectif d’initiative national, ou d'un collectif départemental ou local qui ne Sera pas le porte parole attitré d’aucun parti
et soit engagé(e) dans l’activité des collectifs depuis la campagne contre le
traité constitutionnel européen.
Le vote utile sera cette candidature unitaire.
Ici un premier lien vers les premiers échos de la rencontre nationale
18 avril 2006
Compte-Rendu de l'Assemblée Générale du Vendredi 14 Avril 2006
Ce n'est pas l'Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l'évolution. C'est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance. Henri Laborit
Le rapport d'Ouverture au format Word
2 points essentiels à l'ordre du jour pour 20 participants:
1/ Un débat sur l'actualité sociale et politique,
suite à une introduction magistrale de Gisèle.
2/ La présentation de la charte des colectifs
nationaux en préparation (document joint)
(projection de diapositives et commentaires de Marie Madeleine)
A propos de cette charte, des amendements peuvent ètre proposés,
Lors du
débat, Gilbert a proposé l'amendement suivant:
A la fin du 6° point de la charte (Un renouveau démocratique) l'ajout
paragraphe suivant:
"L'ensemble des principes démocratiques ci dessus affirmés doit
s'inscrire dans la future constitution d'une 6°république comme la
nécessité de complèter les formes démocratiques de pouvoirs aux élus
par de nouvelles formes de démocratie directe: controle social,
démocratie participative dans les communes, mandats impératifs aux
élus, controle citoyen et accès aux livres de comptes des entreprises,
constitutionnalisation de la pétition citoyenne et du droit au
référendum ainsi qu'une méthode de réforme par consultation obligatoire
des catégories concernées par ladite réforme."
Vous pouvez nous faire parvenir vos amendements et commentaires
jusqu'au Mardi 25 Avril à l'adresse mail du collectif
Le bureau du collectif se réunira le
Mardi 25 Avril à 20H30 au local habituel pour finaliser la prise
en compte des amendements proposés.
03 décembre 2005
Assemblée Générale du collectif du Vendredi 2 Décembre 2005
Compte rendu de l’ Assemblée Générale du collectif du Vendredi 2 Décembre 2005
L’ Assemblée Générale du collectif a eu lieu le Vendredi 2 Décembre 2005 à 20 heures 30 au palais des congrès de Pontivy sous la présidence de France
L'ordre du jour a été relativement respecté, le rapport d'Ouverture de Gilles resituait bien les actions entreprises depuis la précédente Assemblée Générale et la situation politique et sociale.
Il a donné lieu à un premier débat concernant les priorités d’action du collectif, ce débat entraînant pour première conclusion la nécessité de maintenir et lisibilité et visibilité.
Les aléas de ce type de réflexion immédiate ne se sont pas révélés immédiatement, elle a entraîné la décision – à priori – de mettre en place des actions concrètes contre l’adoption de la directive Bolkenstein. (Voir ci dessous) mais en ce qui concerne le point suivant, la prise en compte de la résolution de Liège a de ce fait, pu paraître insuffisante.
La convention européenne de Liège "Face à l'AGCS convention européenne des collectivités locales pour la promotion des services publics" a réuni des représentant de plus de 1000 collectivité locales qui ont adopté un texte permettant la mise en demeure de nos élus de passer localement à la vitesse supérieure contre l'AGCS. (Accord Général sur le Commerce et les Services) émanant de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce)
Pour nous, localement il s'agit des problèmes de l'Hôpital public, de la republication de l'eau, des transports publics, du traitement des déchets, du recyclage et de l'incinération...
On peut supposer qu'on veut nous enfermer dans une lutte sur un gros détail international, la directive Bolkenstein n'étant que le petit bout visible du problème du salariat dans les services et constater par exemple que bien que signataire de la convention hors AGCS la municipalité de Pontivy n’en fait aucune publicité ni n'en souhaite.
C'est en définitive à la population de s'approprier les problèmes et leurs solutions, la question qui reste posée est celle du mode d’action à adopter pour y parvenir.
Le débat sur les priorités du collectif doit donc rester ouvert, il semble qu’il serait réducteur de se cantonner à une série d’actions uniquement centrées sur le projet de la commission européenne d’obtenir l’adoption de la directive Bolkenstein, dont la perversité reste malgré tout évidente.
En ce qui concerne le fonctionnement de l’AG donc, il semble que sur ces points elle ait eu à subir le contrecoup d’une préparation imparfaite, les débats au sein du bureau en charge de sa préparation ayant été largement mobilisés par les points suivants (Incidences de l'Etat d'Urgence et bilan sur les relations entre le collectif et ses fondateurs)
Le débat sur l'Etat d'Urgence s’était ouvert lors de la réunion de bureau dans le cadre de la réflexion toujours présente sur la nécessité de maintenir lisibilité et visibilité du collectif dans un contexte conjuguant moyens insuffisants et difficultés inhérentes à la conquête collective de la citoyenneté. (Droit de cité, reconnaissance par la collectivité)
Se posait donc la question de l’attitude à adopter dans un contexte où toute présence trop marquée pouvait donner lieu à confrontation à des mesures d’exception plus ou moins liberticides et il était de la responsabilité du bureau de l’évoquer devant l’Assemblée Générale, ce qui imposait également un débat sur les responsabilités respectives du collectif et de ses fondateurs.
La question du rôle, de la composition et des objectifs des
collectifs de base (ou locaux), créés dans la perspective d’une dynamique
unitaire, composés à partir d’organisations diverses et de convergences
citoyennes s’était déjà posée et il nous avait semblé incontournable d’affirmer
qu’une absence de participation prolongée, quelle qu’en soit la cause, avait
pour premier effet de freiner la
dynamique que seul pouvait entraîner le débat démocratique.
Tous ces éléments se sont retrouvés dans le débat sur ces sujets, loin de toute psychose sur l’état d’urgence, nous avons du évoquer le caractère ambigu de l’attitude d’ATTAC 56 à l’égard des collectifs mais cela nous a également permis de resituer nos relations avec les organisations fondatrices.
Il ne saurait être question ici, pour rendre compte fidèlement des débats sur le sujet des relations entre le collectif et ses fondateurs de retranscrire l’expression de chacun et de la replacer dans le cadre d’un mandatement politique, toute évocation à caractère anecdotique en travestirait la qualité.
On retiendra de ce qui a
été dit que :
- La démarche d’éducation populaire d’une association du type d’ATTAC est parfaitement respectable, tout comme celle de la CGT qui, en tant qu’organisation syndicale, tient au respect de son indépendance à l’égard des partis politiques.
- Ces types d’organisations en tant que telles (association, syndicat) n’ont pas vocation à assumer de responsabilités premières vis-à-vis des collectifs, ce qui n’interdit en aucune manière l’engagement de leurs adhérents.
- Les collectifs ont vocation à être avant tout des lieux d’expression démocratique et d’élaboration d’actions unitaires citoyens. Leur existence est fondée par la nécessité qui s’impose aujourd’hui aux partis politiques de gauche progressiste de rompre avec la pratique de la délégation de pouvoirs, ce qui implique la responsabilité de ces partis à l’égard des collectifs.
- Qu’une caractéristique essentielle de la vie politique actuelle est la fin de « la vérité qui vient des partis » et que le constat est fait que l’offre politique ne correspond plus à la demande, il revient donc aux collectifs, entre autres, de « clarifier la demande ». Cette tâche ne peut être menée à bien que dans un climat de confiance réciproque, condition indispensable à la survie des collectifs mais aussi gage de pertinence des propositions élaborées par les partis.
- Cette, cependant indéniable, instrumentalisation des collectifs par les partis nous a conduits à évoquer des questions du domaine politique en présence de représentants de ces partis (PCF- LCR) :
A la question: Y a-t-il des perspectives politiques unitaires envisageables dans les prochains mois ?
Leur réponse commune a été qu’un travail commun d’élaboration d’un programme alternatif était en bonne voie, qu’il ne s’agit plus seulement de rassembler dans une opposition, mais de construire une alternative dans l’unité, ce qui ne peut être le fait d’un seul parti qui ensuite convie les autres à s’y associer et que rien ne se fera sans une dynamique populaire.
- Et nous avons du conclure que si cette remarquable unanimité évoquait des perspectives positives, elle ne nous garantissait pas pour autant de certitudes du même ordre, qu’une dynamique populaire ne se décrète à aucun niveau !
Relevé de décisions prises au
cours de l’AG :
- Gilbert est mandaté pour assister Dimanche 4 Décembre à la rencontre nationale des collectifs à Paris et nous en fera un compte rendu, il doit lors de cette réunion évoquer les problèmes à caractère organisationnels dans les collectifs.
- Un groupe de travail se réunira Jeudi 8 Décembre 2005 à 19H30 pour préparer les actions (distribution de tracts, signature de pétition) décidées en AG
-Deux dates ont été retenues pour ces actions : Le Samedi 17 Décembre 2005 et le Samedi 7 Janvier 2006 à 10H 30
- Le bureau du collectif a été renouvelé et reconduit dans ses fonctions, il se réunira le Mardi 20 Décembre 2005 à 20 H pour préparer la prochaine AG du collectif prévue le Vendredi 13 Janvier à 20 H 30
Le rapporteur: Bob


